xHub entend faire de l’ingénierie marocaine un levier de transformation numérique. Présente depuis plus de dix ans sur les systèmes complexes, l’entreprise intervient sur des environnements où fiabilité, sécurité et continuité des opérations sont au cœur des enjeux.
Parmi ses réalisations figure la solution technologique développée et déployée dans le cadre du projet national de facturation électronique porté par la Direction générale des impôts. Un chantier qui s’inscrit dans la numérisation progressive des échanges fiscaux et des processus de facturation au Maroc.
La facturation électronique comme vitrine technologique
Derrière la facturation électronique se cache une architecture bien plus large qu’une simple application. Il s’agit de faire communiquer des systèmes métiers, des bases de données et des infrastructures conçues parfois à des périodes différentes, tout en respectant les exigences réglementaires et les contraintes de sécurité.
Cette complexité est particulièrement forte dans les environnements financiers et transactionnels, où les volumes de données sont importants et les marges d’erreur réduites. L’enjeu ne consiste donc plus seulement à développer un outil, mais à assurer la cohérence de tout un écosystème numérique.
xHub revendique cette approche à travers des projets menés auprès de Bank of Africa Group, SAHAM BANK, CIH Bank, du Centre Monétique Interbancaire, de Maroc Traitement de Transactions et de la Direction générale des impôts.
L’ingénierie ne se limite plus au code
Pour Badr El Houari, cofondateur de xHub et de Devoxx Morocco, les systèmes critiques imposent aujourd’hui une vision plus large du métier d’ingénieur. Le développement logiciel doit désormais associer expertise technique, compréhension des besoins opérationnels et capacité à intégrer plusieurs environnements.
La facturation électronique illustre cette évolution. Un tel projet mobilise simultanément les applications métiers, les API, les infrastructures de traitement, les mécanismes de sécurité et les règles qui encadrent les échanges de données.
Cette approche traduit aussi une transformation du métier de développeur, de plus en plus appelé à intervenir sur l’architecture globale des systèmes et non plus uniquement sur la conception d’applications isolées.
Devoxx Morocco revient les 4 et 5 novembre
Cette vision se retrouvera au cœur de la 13ᵉ édition de Devoxx Morocco. Organisée les 4 et 5 novembre à Casablanca, la conférence réunira développeurs, ingénieurs, entreprises et experts autour des principales évolutions qui traversent l’industrie du logiciel.
L’intelligence artificielle occupera une place importante dans les échanges. Son intégration dans les outils de développement modifie déjà certaines pratiques, tout en renforçant les besoins en matière d’architecture logicielle, de conception des systèmes et de compréhension des usages.
La conférence abordera notamment l’intelligence artificielle agentique, Java, le cloud, le DevOps, la cybersécurité et les architectures logicielles. Plusieurs intervenants issus d’acteurs technologiques internationaux sont également annoncés.
Un rendez-vous tourné vers les développeurs
Depuis sa création, Devoxx Morocco cherche à donner davantage de visibilité aux développeurs et aux métiers de l’ingénierie. L’événement mise sur le partage d’expérience, la montée en compétences et les échanges autour des nouvelles pratiques du secteur.
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, cette réflexion prend une nouvelle dimension. Le rôle de l’ingénieur évolue, tout comme les compétences attendues, avec une place croissante accordée à l’intégration, à l’analyse des besoins et à la maîtrise des architectures complexes.
L’événement s’appuie également sur plusieurs partenaires de l’écosystème numérique marocain. CIH Bank poursuit notamment un partenariat engagé depuis 2016, tandis que l’APEBI renouvelle sa collaboration stratégique pour une deuxième année consécutive.
Entre projets d’infrastructure, transformation numérique et partage de connaissances, xHub cherche ainsi à relier deux dimensions d’un même enjeu : concevoir des systèmes capables d’accompagner la modernisation de l’économie et renforcer, en parallèle, les compétences des professionnels qui les développent.


